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La péridurale, un bonheur!!







Quelle révolution cette anesthésie péridurale, une vrai bénédiction dans le domaine de la lutte contre la douleur. Elle est parfaite car insensibilise que la partie inférieure du corps, en gros celle qui souffre le plus lorsque le jour J est enfin arrivé...

Pour mes 4 accouchement j'ai eut avec grand plaisir cette péridurale. Pour grand M (1999), elle était tellement bien faite que je n'ai absolument rien senti et j'ai donc du avoir recours au forceps (dans la douleur et pour poussé), pour Libellule (2004) elle m'a été faite trop tard (elle était trop pressée de sortir) mais elle a quant même servi pour l'expulsion et l'épisiotomie. Pour petit N, c'était parfait, faite en temps et en heure. Et pour petit Amour, obligatoire puisque c'étais par césarienne.

Cette anesthésie fait souvent peur au maman, on s'imagine une énorme seringue et le fait de piquer dans le dos entre 2 vertèbres, nous fait obligatoirement penser au pire (paralysie).
Mais non, n'ayez crainte chère maman, cette injection indolore est faite sous anesthésie locale, moi qui suis douillette, je vous assure que ca ne fais pas mal...Il faut juste bien écouter l'anesthésiste: il vous demandera de vous positionner assise, le dos bien rond. Bon la, le dos bien rond,  je veux bien mais avec un bidon aussi volumineux, pas facile. Mais il vous sera fait aucun reproche si c'est pas parfais. 
Ensuite il vous expliquera dans le moindre détail tout le déroulement de l'acte. "Attention, je pique pour la petite anesthésie" surtout on respire bien et la, c'est finie. Déjà vous ne ressentez plus rien: " Ne bouger surtout pas" et la surtout on obéis. On ressent comme une petite poussée dans le dos et soudainement plus rien, oui vous ne ressentez plus rien, c'est magnifique. Sourire au lèvre: vous vous surprendrez a dire " c'est finie?? déjà!!" 
Il vous aura placé un petit cathéter avec un petit tube, ce qui permettra de réinjecter du produit anesthésiant si besoin.
Il est certain que vous ressentirez moins le besoin de pousser et que lorsque le moment sera venu, il faudra doubler d'effort et se souvenir des séances de préparation à l'accouchement.
En d'autre terme, la péridurale n'empêche pas de pousser mais on ne sent pas qu'on le fait. Une fois votre bébé dans les bras, la encore, la péridurale sera la bien venue pour les petites réparations comme l'épisiotomie.

Une péridurale pour toute et remboursée, quelle merveille. Mais il ne faut pas oublier que la péridurale est un choix et que nous devons respectez cela. Il s'agit bien de votre accouchement, votre corps...

La césarienne




4 bout' chous et 1 césarienne pour le p’tit dernier. Avant d’en passer par là, j’ai toujours considéré la césarienne comme le dernier recours pour faire sortir le bébé du ventre de maman, même si je ne me suis jamais sentie concernée, je ne pouvais m’empêcher de compatir, je disais c'est vraiment pas de bol pour toutes celles qui accouchent de cette manière, mais bon, l'important est de mettre son p’tit bout en bonne santé. Non ?

Mais la réalité est toute autre lorsqu’on doit sois même accoucher par césarienne. Comme quoi, rien n’est jamais acquis !!!
Et même à 40 ans, entendre de la bouche de l’obstétricien qu’il fallait envisager la césarienne pour mon dernier accouchement, en sachant que j’en avais déjà 3 par voie basse au compteur (qui se sont tous déroulés sans problèmes … ou presque), après une amniocentèse et des semaines de grossesses exténuantes (il ne faut pas se voiler la face, l’âge est un facteur important dans la grossesse), a fini par m’achever. C’est simple, j’ai fondu en larme comme une adolescente.
Cela a déteint sur mon conjoint, j’ai vu de la détresse dans son regard alors qu’il essayait de me réconforter, en vain. Les mots rassurants du médecin n’ont pas eu plus d’effet.
C’était irréel, on parlait de moi, de m’ouvrir le ventre pour « extraire » mon bébé, avec des risques non négligeable.
Dans mon cas, la césarienne n’était pas obligatoire mais fortement recommandée à cause du gabarit du bébé, qui aurait eu sans doute beaucoup de mal à passer par voie basse.
Je suis consciente que chaque femme ne réagit pas de la même manière, moi en tout cas j’avais peur. Alors j’ai  pleuré et ensuite j’ai essayé de plus y penser jusqu'au  jour J.
Aujourd’hui, c'est donc avec beaucoup de recul, que je vais essayer de rassurer celles qui comme moi ont la phobie du bistouri. Il ne faut pas avoir peur de la césarienne. 
L’acte en lui-même est très rapide et dure à peine plus de 5 minutes.  En réalité ce qui prend le plus de temps, c’est tout l’aspect préparatoire avant et après l’intervention du chirurgien (votre obstétricien en l’occurrence).

Cela a commencé par une douche  à la Bétadine et un pyjama en coton ouvert dans le dos. Puis un brancardier m’a transporté jusqu’à la salle d'opération, et là, je me suis dis, OUAAAAH tout ce monde est là pour moi ???
En effet il y avait un anesthésiste,  mon obstétricien, son second (un interne ?) qui a pris en charge les soins du bébé tout de suite après son extraction, une sage femme qui s’est occupée du bébé pendant que j’étais en salle de réveil et deux autres infirmières ou aide soignantes (je ne saurais pas faire la différence). 
On m’a demandé de mettre les bras en croix sur la table d’opération et on m’a fait une intraveineuse, une anesthésie péridurale (je vous en reparlerais dans un autre billet) et  placé une sonde dans la vessie afin d’éviter qu’elle ne devienne gênante pour le chirurgien quand elle se remplit (même pas mal avec l'anesthésie). 
Je dois avouer que les souvenirs que j’ai de cet instant, juste avant l’opération à proprement parler, son plutôt flous, et je ne sais pas s’il faut mettre cela sur le compte du stress ou la rapidité avec laquelle tous les actes ont été exécutés (actes extrêmement bien maîtrisés par le personnel) à moins que ce ne soit à mettre sur le compte de l’anesthésiant. 

Quoi qu’il soit, je peux maintenant dire avec certitude qu’il y a eu plus de peur que de mal.  
Très rapidement, je me suis sentie partir, j’avais comme une envie de dormir tout en étant bien consciente et attentive sur ce qui se passait autour de moi.
Je ne sentais plus rien du bas des seins jusqu’aux pieds. On a ensuite placé des draps (appelés champs opératoires)  devant moi  pour protéger la zone de l'opération. 
Ce que j’ai le plus apprécié, c’est que l’on m’a bien expliqué tout ce que l'on me faisait, et on m’a rassurée en permanence. 
A partir de cet instant tout a été très vite. J’ai d’abord été un peu secouée dans tous les sens, et puis tout à coup ça m’a fait comme un vide dans le ventre. C'était vraiment bizarre comme sensation … et soudain  j’ai entendu les pleurs de mon bébé, j’en ai presque pleuré tellement j’étais rassurée.
La sage femme me l’a présenté et, un peu vaseuse, je l’ai embrassé. Je ne l’ai revu que quelques heures plus tard. 

 
 Il n’a pas fallu plus de 30 minutes pour me « réparer » et m’envoyer dans la salle de réveil où je suis restée une petite heure, peut-être un peu plus.
Cela m’a permis de faire un gros dodo même avec ces foutus doigt de pieds complètement anesthésiés.  En fait la césarienne ne fait mal qu’à partir du moment où l’anesthésiant cesse de faire effet (mais cela est valable pour n’importe quel opération chirurgicale).
Le lendemain on m’a demandé de me lever, TERRIBLE, j’étais pliée en deux, impossible de me mettre droite. Pour m’aider sous la douche, on avait mis à ma disposition un joli petit tabouret.
Bien entendu j’ai été aidée, par contre, on m’a bien fait comprendre qu’il fallait me débrouiller toute seule les prochaines fois, pas cool.
Au début ce sont les aides soignantes qui se sont occupées de mon bébé (change, bains...) jusqu’à ce que sois en mesure de le faire par moi même. J’ai trouvé cela très appréciable parce que ça a duré 3 jours pour moi. Une partie des agraphes m’ont été enlevés le 4ème jour et l'autre le lendemain.

Je suis rentrée à la maison 6 jours.  15 à 3 semaines ont été nécessaires pour un retour à la normale, je ne ressentais plus aucune douleur seulement quelques picotements au niveau de la cicatrice. 

Qu’en est-il de l’aspect esthétique?? En ce qui me concerne il n’y a eu aucun préjudice, l'incision (10 à 15 cm) a été réalisée très basse, cachée au niveau du pubis.
La cicatrice n'aura son aspect définitif qu'environ 8 mois après l'accouchement.

En un mot, lorsqu'elle s'impose, il ne faut surtout pas la redouter. 

Déroulement de l'accouchement



Les signes avant coureurs de l'accouchement varient d’une femme à une autre. Il est donc difficile pour une future maman dont c’est le premier accouchement de définir avec précision le bon moment pour de partir à la maternité. En général, le début de l'accouchement est marqué par l'expulsion du bouchon muqueux et l'apparition  de contractions utérines douloureuses.  Pour grand M(1999) l’accouchement s’est déroulé normalement, même s’il a duré 14 heures et qu’il a nécessité l’utilisation de forceps. Pour Libellule (2004) c’est l’inverse, c’est allé très vite, 3 heures entre la perte des eaux et l’expulsions sans péridurales. Pour N (2010) 5 heures, accouchement normal mais les dernières minutes ont été très dures (il pesait 4kg). Enfin, pour mon petit A (2012) césarienne programmée, justement pour éviter de nous mettre en danger le bébé et moi au vu de son poids et sa taille largement au dessus de la moyenne.
  




 


Je vais donc vous parler dans ce premier billet de l'accouchement  tout simple si je puis dire.
Le fameux bouchon muqueux, celui qui vous indique que l'heure est bientôt arrivée précède l'accouchement de 24 à 48 heures. Il est donc inutile de partir pour la maternité à ce moment là.  Ce bouchon est constitué de sécrétions glaireuses (marron, rouge) et il bouche le col de l'utérus pendant la grossesse.
Ce qui marque vraiment le début de l'accouchement, ce sont les contractions utérines qu’il est possible de percevoir dans les dernières semaines de la grossesse en plaçant la main sur le ventre -  vous le sentirez durcir. Les contractions sont anarchiques et indolores au début. C’est vraiment l'association des contractions, des douleurs et leur fréquences de plus en plus rapprochées qui signent le début de l'accouchement, à ce moment là, il est grand temps de partir pour la maternité. 
La perte des eaux peut avoir lieux à des moments variables. Pour  Libéllule et N, j'ai perdu les eaux, comme ça, il n’y a pas eu de signe avant coureurs. Alors que pour grand M, j'ai d'abord perdu le bouchon muqueux quelques jours après il y a eu perte des eaux. Qui dit perte des eaux, dit direction maternité sans tarder.

Voilà ce qui se passe en général, mais je suis obligée de vous prévenir: on n'est pas toujours bien reçu à la maternité. Souvent l'accueil est bien différent de ce que vous pouvez imaginer. C'est: "Donnez moi votre carte de sécu, ensuite j'ai besoin de votre carte groupe sanguin et puis, votre dossier  médical est bien complet?? Vous en êtes sûr, bon, ben, mettez vous là, la sage femme arrive." Et  avec ça à peine un regard. On tombe de haut, et la froideur de l'accueil, en quelques secondes peut détruire la préparation de l'accouchement qui cherche d'abord à vous détendre.

Une fois installé, cathéter posé, vous n'avez plus qu’à attendre que l'on vienne vous faire la péridurale. Mais avant, il va falloir attendre et souffrir un peu et en silence s’il vous plaît pour ne pas réveiller les bébés de la maternité et embêter le personnel … sinon cela serait trop facile.
Ensuite lorsque votre col est complètement dilaté, commencera une nouvelle phase de l'accouchement qui correspond à la sortie du bébé ou l'expulsion.  Comptez 20 à 30 minutes pour une 1er naissance, beaucoup moins pour les suivantes. "Inspirez profondément, bloquez, poussez" c'est une phrase que vous allez entendre souvent. 
Grâce à vos efforts, la tête du bébé commencera à apparaitre et à un certain moment on vous demandera de ne plus pousser. Peut être une épisiotomie qui est en générale indolore puisqu'elle est faite sous anesthésie, sinon elle est faite au moment d'une poussée, ce qui diminue la sensation de douleur. 


Et puis soudain un cri et là c'est le soulagement, les différents stades émotionnels par lesquels vous passez en entendant le cri de votre bébé sont difficiles à décrire. C'est un mélange de satisfaction mêlée de fierté, de joie intense ... Bébé est déposé sur vous, vous pourrez le contempler , l'admirer quelques secondes avant qu’on ne vous le reprenne pour le nettoyage et les soins -  et vous aurez toute la vie pour l'aimer et parfois le détester pour toutes les mauvaises nuits que vous allez passer à le veiller quand il est malade, quand il fait ses dents ou tout simplement quant il a pas envie de 
dormir …